Tout n’est pas noir.

Posté dans Actualités le 21 octobre 2010 par dux2tititien

C’est une époque étrange que celle que l’on vit.

Alors que la politique n’a jamais été aussi envahissante, et s’y intéresser est aussi important pour comprendre les bouleversements sociaux qui mettent la population à la rue, alors qu’ils n’aspirent qu’à les avachir dans un sofa digne de ce nom installé devant une télévision achetée à crédit pour retransmettre des émissions assermentées par le comité de salut publique, on n’a jamais été aussi peu clients des discours idéologiques pour lesquels nos grands-parents et arrière-grands-parents sont morts ou ont trimé à l’usine en espérant annihiler le voisin pour éviter le même sort.

Très sincèrement, ça ne me dérange pas que l’on préfère le show business et les paillettes à Patrick Sébastien ou Karl Marx, pour les plus intellectuels, voire Patrick Sébastien ou l’écologie pour les gens moyens, puisque les théorisations convaincantes et bien étudiées passent souvent moins bien à la télévision qu’une artiste d’actualité montée par la presse, en salope ou en génie selon le genre du journaliste. De plus, qu’aucun politicien ne porte aussi bien le string qu’une artiste n’a rien pour me ramener aux débats électoraux.

Je me doute bien que j’attiserai quelques animosités à mon égard en déclarant que le cul sculpté d’une chanteuse ou d’une actrice influence davantage mon vote qu’un exposé socialiste sur les conditions sine qua non pour sauver le régime des retraites.

Seulement, déjà que je ne peux pas prendre l’objet de mes fantasmes, je ne prendrai pas non plus le blâme.

Ce sont les théoriciens eux-mêmes qui ont instigué un attentat social en vue de désintellectualiser totalement le débat politique ; ils ont déshabillé les gens de politique, les ont rapproché de notre personne, comme si on avait envie d’entendre notre voisin déblatérer des heures durant à propos de la crise économique et les ont accouplés à des célébrités sans aucun rapport avec leurs revendications, sauf si le bouclier fiscal est une métaphore censée interpeller ses bénéficiaires à l’amour protégé afin que l’état hérite de leurs fortunes ; c’est, d’ailleurs, moins imbécile que peut le laisser croire une lecture un peu rapide, puisque comme la gauche hurle contre cette loi, on peut supposer qu’ils préféreraient, toujours en réfléchissant sur la métaphore, que les personnes riches ne se protègent pas tout en maintenant une vie sexuelle très active afin que leurs impressionnants avoirs se dispersent de plus en plus jusqu’à ce qu’ils soient pauvres comme les autres. Un moyen que j’estime recevable pour lutter contre les inégalités sociales.

Qu’on ne nous bassine plus avec la soi-disant chute vertigineuse du QI moyen de la population alors que ça résulte d’une volonté délibérée de certains personnages publics pour éviter que l’on comprenne qu’ils n’y comprennent rien.

Personnellement, j’estime que cette génération est très bien et qu’elle pourrait résoudre beaucoup de problèmes alors que nos prédécesseurs en ont été incapables.

La faim dans le Monde par exemple, le consumérisme galopant finira bien par mettre en échec les usines qui existent déjà et il faudra alors en construire d’autres qui ne pourront pas apparaître dans des zones déjà envahies par des centres commerciaux ou récupérées par des promoteurs immobiliers qui estiment, à raison, qu’un complexe d’appartements leur rapportera plus qu’une fabrique à l’esthétique nettement moins réussie que bien des boîtes de chaussures. Donc, quand se poseront tous ces problèmes, il faudra bien chercher de nouveaux terrains et on se souviendra des pays pauvres sous-développés qui n’ont jamais songé à investir leurs terrains vierges de quartiers pour héberger une population incapable de s’offrir un toit comme on se l’imagine en Europe depuis le XIVème siècle. Toutes ces terres squattées par des populations rachitiques seront envahies par des bulldozers et des agences de sécurité qui commenceront à élaguer des familles symptomatiques d’un quotidien dépourvu de télévision et d’éclairage après le coucher du soleil. Les autorités officielles feront aussi quelques efforts en vue de redescendre leur population au niveau du nombre officiel d’habitants de leur pays. Enfin, on ne nettoiera pas la faim uniquement par le vide. L’implantation d’entreprises friandes de main d’œuvre très bon marché améliorera considérablement les conditions de vie des survivants.

Ensuite, la guerre pourrait disparaitre avec l’arrivée au pouvoir de ceux qui ont vingt-ans aujourd’hui qui révolutionneront totalement l’armée en commençant par l’équipement du soldat. Le vert kaki, notamment, est condamné au profit d’uniformes saisonniers que l’on présentera comme l’on présente déjà les collections de haute-couture et qui pourraient commencer jaunes pour finir roses. Hors, en plein cambouis, pendant une campagne militaire dans un lieu quelconque, je doute que des armées bariolées survivent très longtemps, et avec la chute progressive de l’utilité de l’armée, on finira par privilégier le dialogue et les négociations, quitte à devoir parlementer des années durant autour d’un jeu vidéo sportif.

Je pourrais citer d’autres exemples, comme l’utilité d’un vocabulaire monosyllabique dans une société Mondialisée ou encore les bénéfices à tirer, pour les sociétés de d’édition, des livres qui tiennent sur deux écrans de SMS, mais je m’étendrais démesurément sur le sujet. Restez simplement avec ma conviction intime que l’on fera plus pour le Monde que les soixante-huitards

Autinbre

Posté dans Billevesées le 9 août 2010 par dux2tititien

Sitôt la porte des toilettes refermée, elle se sentit apaisée et abritée d’une après-midi plus éprouvante que prévu, l’interminable soupir de soulagement, uniquement rendu possible par la barrière tangible que la porte représentait face aux deux énergumènes qu’elle avait dû se trainer illustrait bien le soulagement qui décrispait ses membres à mesure que son être prenait pleine conscience du silence qui l’entourait. Il restait bien quelques chuchotements lointains, mais les garçons avaient, malgré une couche de bêtise bien grasse, la décence de ne pas s’approcher des cabinets lorsqu’une jeune fille s’y retirait.

L’absence des systèmes urinaire et excréteur chez le genre féminin était un des secrets les mieux gardés de la création,  et bien qu’elle ait superbement feint un besoin urgent, Florence n’avait, bien évidemment, pas besoin de soulager un quelconque empressement naturel, mais simplement reprendre des forces avant de repartir au combat face à deux poids lourds de la bêtise masculine. Elle se lava le visage avec de l’eau bien fraiche et prit soin de vérifier dans le miroir de la pharmacie si ce geste nécessaire au rafraichissement de ses idées n’avait pas totalement ruiné un maquillage qui lui avait demandé une concentration extrême tellement l’idée de rater un geste qui devait la rendre encore plus belle aux yeux de son copain l’avait terrorisée. Il fallait bien avouer qu’elle avait tout bon, du crayon sous les yeux pour faire ressortir ses mirettes jusqu’au gloss légèrement brillant pour mettre en valeur ses lèvres, tout était parfait et ne dépassait pas d’un unique millimètre. Pourtant, tous ses efforts s’étaient révélés vains : Constant n’avait pas plus remarqué ses yeux qu’il n’avait eu envie d’embrasser des lèvres qui lui étaient pourtant offertes dans le plus bel écrin qui soit, un faciès joyeux et magnifique finement ciselé pour le plaisir des yeux.

Peut-être s’était-il trop caressé pendant qu’ils ne s’étaient vus ? elle l’avait pourtant bien mis en garde contre les effets néfastes des plaisirs solitaires masculins sur la vue, mais il avait tellement l’habitude de n’en faire qu’à sa tête qu’il ne s’était probablement pas retenu devant Emmanuelle ou Troubles. Si au moins ses caresses lui avaient été encouragées par la réminiscence des nuits qu’ils avaient passé ensemble, elle lui en aurait moins voulu, peut-être même qu’elle se serait tout particulièrement investie à lui procurer de nouveaux souvenirs grâce auxquels il aurait pu oublier la distance qui les séparait… mais enfin ! c’était idiot de blâmer la masturbation, puisque c’est sur l’ouïe et non sur la vue qu’elle agit négativement et que c’était elle qui lui demandait, sans cesse, de monter le volume. Pas que les femmes craignent les mêmes tourments que les hommes, non, simplement parce qu’elle avait l’oreille moins fine que son bien-aimé.

Pourquoi n’avait-il donc rien remarqué alors ? elle était magnifique, sublime même et les nombreuses têtes qui s’étaient retournées pour l’admirer corroboraient ce que son reflet lui disait. Il l’avait tenue par la taille, oui, par la main, aussi, comme d’habitude, mais elle ne s’était pas parée ainsi pour de si légères embrassades. Elle aurait voulu qu’il l’enlace fermement, sans qu’elle s’y soit attendue, et l’embrasse de sorte à ce qu’elle comprenne tout le bien que sa présence lui faisait, qu’il lui démontre qu’il ressentait pareil qu’elle…

Enfin, il ne fallait, sans doute, pas trop en demander à un être primitif dont le chromosome principal est condamné à l’extinction à moyen terme. Quand le double X des femmes aurait supplanté le simple des hommes, au moment où les limites du Y apparaitraient, toutes ces histoires n’auraient plus aucun sens et s’amouracher d’un simple réservoir destiné à la pérennisation de l’espèce n’avait aucun sens. Il fallait donc démarrer l’entrainement afin de ne point trop souffrir lorsqu’on viendrait le prendre pour le boucler avec tous les autres animaux de son espèce.

Réjouie par ses nouvelles dispositions, elle déverrouilla avec la ferme intention de poursuivre sa vie sans trop s’étendre sur les cas désespérés.

A peine la porte était-elle entrouverte qu’on la poussait de l’extérieur, assez pour permettre à une personne d’entrer et de verrouiller derrière. C’était Marcio ! il avait attendu dans la chambre qu’elle lui avait alloué, à quelques mètres des WC et avait saisi la première opportunité qu’il découvrit pour entrer ! le con ! le pervers ! elle allait hurler contre l’intrus quand celui-ci l’en empêcha avec un long baiser auquel elle ne s’était pas attendue.

Ils auraient bien pu avoir une histoire avant qu’elle ne tombe amoureuse de Constant, mais il était loin, et ce qu’il dégageait était malsain. Il avait un karma très sombre, presque maléfique et elle n’avait pu ignorer son narcissisme maladif capable de le rendre antipathique aux yeux d’un parfait inconnu en moins de temps qu’il ne faut à un politicien pour faire une promesse électorale. Et voilà qu’il l’embrassait, bien qui plus est ! il s’autorisait même à glisser ses mains autour de sa taille et à la resserrer contre lui. Bien évidemment, il n’eût pas le temps de s’éterniser, car elle le repoussa violemment.

Florence ne le gifla pas, ce n’était pas l’envie ou les raisons qui lui manquaient, mais quelque chose dans les yeux de son agresseur. Elles étaient marron ses fenêtres à lui, très foncées, charmantes et aussi souriantes que sa personnalité. Il était joueur, facétieux par moments, et bien qu’il fut plus petit et corpulent que son beau Constant, elle aurait put l’apprécier plus qu’un ami et il le savait. Enfin, il avait décrépi depuis l’époque où il passait des heures à lui compter fleurette derrière son écran d’ordinateur, et il savait bien que ce temps là était mort et enterré, alors pourquoi prenait-il le risque de l’embrasser ? il n’était pas idiot, ou du moins avait très bien su tenir l’illusion pendant des années, alors pourquoi risquer la considération qu’elle avait encore pour lui ?

- Je sais bien que je suis fou, mais j’en avais envie. C’est tellement facile d’oublier que je ne pouvais, décemment, pas écarter une telle lubie.
Il lui sourit et sortit, la laissant seule avec une réponses à mille lieues de ce qu’elle avait anticipé. Elle lui emboita le pas, encore dubitative, et le suivit jusqu’au salon où il s’était installé à droite de son adonis à côté duquel il faisait bien pâle figure. Il le savait pourtant qu’il ne tenait pas la comparaison physique et que même psychologiquement il ne possédait aucune vertu propre à détourner une femme de l’élu de son coeur. Ne fut-ce vraiment qu’une simple envie inspirée par un désir virtuel incapable d’être satisfait en temps de célibat ? ou peut-être en savait-il plus qu’il ne le laissait deviner sur la société féminine secrète qui préparait minutieusement l’ère post-phallique à quelques centaines de mètres de là et qu’elle devait rejoindre chaque nuit afin d’accomplir sa part de travail ? non, le secret était trop bien gardé pour qu’un simple mec puisse en deviner quoi que ce soit. Néanmoins, on n’était jamais trop prudent, et elle décida qu’il serait fait prisonnier le soir même, pendant qu’il dormirait. Jusqu’à la nuit, il fallait le surveiller, observer chaque geste qui pourrait en dire plus long sur ce qu’il cachait.

Enfin, tout de même, il avait joué aux imbéciles toute l’après-midi, se comportant en véritable enfant sans réelle connaissance des règles à respecter en société et voilà que le soir venu, il surenchérissait avec un baiser apparu d’on ne sait où ! que voulait-il cet empaffé rondouillard ? que voulait-il cet égomaniaque maladif ? ne pouvait-il pas simplement s’occuper de soigner son amour excessif et fallacieux de sa personne au lieu de galocher d’honnêtes citoyennes soucieuses du devenir du Monde ? ne l’avait-il vraiment fait qu’en souvenir de ce qu’il aurait aimé vivre ? il n’avait certes jamais été mythomane, mais la mysticité n’était pas non plus son apanage aux dernières nouvelles et voilà qu’elle le soupçonnait de l’un ou l’autre sur un geste d’une poignée de secondes.

Il la regarda, en souriant encore, et déposa un baiser sur la joue de son Constant.

Florence n’eut pas le temps d’être choquée, une explosion, puis une autre et ainsi de suite plus d’une centaine de fois rompit le fil de ses pensées et, pour un instant, de sa vie. Lorsqu’elle rouvrit les yeux, elle se trouvait dans une salle blanche très illuminée en compagnie d’une infinité de gens qu’elle n’avait jamais vu.

- Florence !

On l’enlaçait. Elle reconnaissait cette chaleur, cette tendresse… Constant ! il était là, avec elle, au milieu de ce qu’elle avait deviné être les Aliens prêchés par les Raëliens. Sa joue brillait, il lui dit que ses lèvres aussi. Se pouvait-il ?

- Florence Autinbre et Constant Olivieri, vous devez venir, vous avez été marqués comme sujets purs et dignes d’intérêt, par ici, nous allons vous mener à vos quartiers.

Oui… cela se pouvait.

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Juste comme ça, j’ai mal aux jambes

Posté dans Billevesées le 6 mars 2010 par dux2tititien

C’est tellement plus marrant d’enfoncer les portes bien fermées que je me demande souvent, pourquoi es-ce aussi facile de les ouvrir normalement, pourquoi es-ce aussi long d’entrainer ses muscles à  cet exercice et pourquoi es-ce que j’ai aussi mal aux jambes bordel ?

Si la société était bien faite, et par là j’entends si Dieu, mon pote, ne s’était pas planté en se reposant le septième jour en oubliant de créer les portes comme elles auraient dut l’être (pour plus d’informations à ce sujet, veuillez relire plus attentivement le premier paragraphe), les braves gars dans mon genre n’auraient pas aussi mal aux pattes après une dure journée de labeur passée à tirer sur ces saloperies de tendons comme l’on tire plus communément, pas son coup, mais sur son portefeuille pour payer ses factures.

Je vais m’arrêter sur cette dernière métaphore l’espace d’un paragraphe :

Comparer la souffrance éprouvée lors du règlement d’un des tourments financiers le plus indissociable du mode de vie, arbitrairement catalogué comme, moderne à la douleur purement physique encourue dès que l’on lève son petit doigt pour se curer le nez de cette saloperie de morve qui se solidifie rien que pour nous faire chier est, je trouve, amusant. D’un côté, au début du paragraphe pour être plus précis, on décrit un supplice péremptoire inhérent à l’existence, à la vie, mais qui y a été rattaché de façon fictive par nos supérieurs, eux aussi pas vraiment réels, et de l’autre un mal parfaitement naturel, qu’on devrait, par ailleurs, ressentir au moins une fois par semaine afin de se tailler un joli petit cul et des jambes d’alouette, quoique généralement absent du train-train de l’être humain simplement parce que ces saloperies de portes représentent un obstacle chétif dès qu’on saisit le concept, abstrait pour moi, de la “poignée”.

Fin de l’aparté, revenons en au capharnaüm dithyrambique d’une bonne beigne en guise de toc-toc.

Dieu, maintenant qu’on prend bien le temps d’y penser, a vachement mal calculé l’évolution naturelle de l’Homme. Remarquez donc, comment, avec l’avènement et le développement de la civilisation, nous passons d’un peuple obligé à l’effort physique par l’absence de réfrigérateur, de télécommande et même de préservatifs ; à la grande époque, nous étions capables de chasser notre nourriture pour pouvoir préparer des sandwichs avec de la viande fraiche toutes les trois heures, on pouvait dessiner et colorier le contenu du pack TNT mensuel en trois soirées et, fait le plus impressionnant, on était assez rapides pour se retirer à temps de gratifier sa partenaire d’une faciale sans devoir ajouter de l’huile de coude au lubrifiant féminin naturel.

Donc, en plus d’être mieux sculptées, les femmes avaient une peau plus saine et jeune, CQFD.
(Oui, je viens de placer une apologie courte, mais efficace, de l’éjaculation faciale.)

A l’époque, par ailleurs, il n’y avait, certes, pas de porte, mais l’humanité était encore jeune et Dieu avait pioncé le dimanche au lieu de caser une planche contre deux brindilles pour permettre au mâle d’abattre le tout à coups de boule pour impressionner la femelle et ainsi chasser toute velléité d’enfreindre la loi divine qui protégeait l’arbre, puisqu’un serpent, même avec des pattes, ne fait pas le poids face à un XY dégageant un passage avec toute la puissance de sa nuque transmise à son front qui l’exploite horizontalement sous forme d’une torgnole sèche et violente.

En conclusion, si l’on frôle la noyade dès le plus jeune âge dans les mains d’un inconnu généralement pédophile (ouais, j’entretiens les clichés), c’est parce qu’un être tout-puissant a préféré une sieste sous un arbre à la création d’un mécanisme tout con qui nous aurait fait paraitre moins inutiles face à un cobra même pas solide.

Première Partie

Posté dans Histoire sans fin le 27 janvier 2010 par dux2tititien

Le soleil apparait à l’horizon. Il s’élève au dessus des toits et attrape la ville dans une toile dorée bien moins agréable qu’il n’y parait pour les paupières, fragiles et perméables, censées protéger un sommeil qui ne souhaite pas vraiment s’évanouir au profit d’une journée de dur labeur. La plus haute tour, la gothique qui domine l’horizon  et apparait plus que tout autre bâtiment sous le pinceau des nombreux artistes qui voyagent jusqu’à Daminos uniquement pour ajouter la représentation d’une aurore unique à leurs faits d’armes, défendra encore l’obscurité pendant quelques minutes alors que le ciel lui-même s’égaye déjà pour chasser la dépression matinale des travailleurs ; à son sommet, d’infimes nuages cancérigènes s’échappent de la pointe d’une cigarette satisfaisant le menu désir matinal d’un homme méprisant ses fourmis de compatriotes d’où on pourrait le confondre avec Dieu.

Il empeste encore la joie orgasmique d’une partenaire métaboliquement libérée et ses cheveux tiennent encore plaquées en arrière grâce à la même manifestation impromptue du moment de l’extase suprême. Sa tige antipulmonaire coincée entre deux lèvres parfaitement taillées d’après une représentation angélique de la beauté virile s’agite lentement au gré de ses pensées à demi articulées qui, qu’elles quelles soient, animent son visage d’une mine enjouée. Abelforth écrase son pêché post-coïtal et pose ses avants-bras sur ses genoux levés juste devant lui.

Quelques mètres à sa droite, la tête d’une jeune femme apparait. Elle préfère attendre avant de se dévoiler entièrement et de risquer d’être vue par son amant au regard distant pleinement concentré à décortiquer des songes toujours grisés de jouissance. Emerveillée, elle se plait à admirer un bellâtres hellénique qui ne surprendrait guère en annonçant qu’il doit retourner dans son musée, derrière une verrière qu’il ne peut quitter que tous les millénaires pour satisfaire les fantasmes d’une femme qu’il sera dans l’obligation d’abandonner, comme toutes les autres. Un tel génome est insaisissable, il vogue d’un vagin à un autre sans que même une pilosité abondante puisse le capturer, le garder quelques nuits coincé à l’intérieur d’un trou auquel très peu vaquent aussi bien que lui.

- Apparaissez donc Princesse, ne restez pas là perdue dans des songes que la jalousie me contraint à chasser.
- Vous savez  bien qu’aucun rêve ne survit à votre concurrence.
- Voyons Princesse, vous faites trop d’honneur à un homme dont vous venez de réaliser le plus important des rêves, celui dont l’exaucement force la recherche d’une raison de prolonger la vie après un tel plaisir.

Les Minarets : l’UDC a pris le drapeau de son ennemi.

Posté dans Actualités le 13 janvier 2010 par dux2tititien

Pour ceux qui ne le savent pas encore, j’habite en Suisse, je ne suis pas de cette nationalité, mais il est plus que probable que j’en fasse la demande dans un avenir plus ou moins proche. Je suis Portugais, mais la réponse à la question « qui suis-je » puise beaucoup plus d’éléments de réponse chez Guillaume Tell que chez Afonso-Henriques, ce que je regrette, mais la distance qui me sépare, maintenant, de mon adolescence m’empêche d’y remédier comme je le souhaiterais.

Si j’avoue mon adresse maintenant, publiquement, sous les feux de la rampe, devant un parterre de lecteurs médusés devant ma prose, c’est que j’ai une envie, profonde et inspirée, de m’exprimer sur un sujet qui, selon la communauté politique et intellectuelle Mondiale, fait de la Suisse le leader incontesté du racisme publique, ceci bien que l’UDC reçoive, il parait, beaucoup d’encouragements.

Oui, les Minarets, méritent qu’on s’attarde dessus maintenant que la poussière post-coïtal est retombée et qu’on peut, enfin, apercevoir ces magnifiques ouvrages typiquement Musulmans que certaines personnes, pourtant dépendantes d’un système numérique inventé proche de l’endroit où Allah se révéla comme le Dieu unique, et non comme un membre secondaire d’un panthéon, à Mahomet, méprisent jusqu’à en voter l’interdiction comme si c’était la représentation d’une idéologie étrangère capable d’écraser leurs pissenlits alors qu’on s’en fout tant qu’on en laisse la racine. Eh oui, gens, si vous ne l’aviez pas encore compris, vous êtes probablement incapable de suivre le fil de ma pensée, déjà, mais, en plus de ce défaut de conception irréparable sans des heures d’onanisme intellectuel, vous êtes, également, aussi bouché qu’un écolo en vélo, car tout ce débat sur les Minarets était un avant-goût de la guerre, annoncée, contre les immigrants islamistes prêts à violer nos femmes, manger nos chèvres et pourrir nos écoles avec leur pudeur religieuse parfaitement absurde ! malheureusement, ces mêmes crétins (ouais, je préfère exprimer d’entrée mon avis) oublient aussi que si nous produisions plus de voiles et si nos compagnies aériennes allaient plus souvent à la Mecque, notre économie décollerait avec ces nouvelles fournées d’arrivants prêts à partir en pèlerinage annuel autour du Monument noir que je ne traiterais pas de bidule parce qu’il est sacré et que ces gens ont la fâcheuse habitude de tout faire péter très vite.

Ah, je tiens à préciser que je manie l’ironie et le second degré avec dextérité et que, par conséquent, certaines remarques sont pertinentes bien que noyées sous un flot d’idées reçues volontairement dénigrantes.

Donc, ces Minarets, fallait-il vraiment les interdire ?

Franchement, j’aurais rit si la Confédération avait proposé de les expulser, on aurait toujours put arguer que personne n’accepterait de recevoir un avion plein de pointes Musulmanes, mais les personnes chargées d’organiser les votations n’ont, hélas, pas mon sens de l’humour et de l’autodérision.

Bref, revenons à nos moutons noirs, évidemment : je dirais que c’était idiot de déclencher un vote pour une affaire qui aurait dut rester du ressort des communes, puisqu’elles ont, généralement, une charte de construction qu’il faut respecter pour avoir une chance de voir son projet validé ; c’était aux éleveurs locaux de vaches d’exprimer leur terreur de voir débarquer tout un car de gens basanés et non au pays qui, par ailleurs, ne s’est même pas majoritairement exprimé contre ces éléments architecturaux offerts en cadeau avec la boite de couscous. Il suffit de comparer le nombre de personnes ayant voté pour l’interdiction avec le total des personnes inscrites sur les listes pour voir que si les Minarets sont, à présent, aussi illégaux que le Cannabis c’est, sans doute, parce que la xénophobie tacite enthousiasme plus que la tolérance.

Toutefois, je souhaite, réellement, discuter sur un élément du dossier à charge, que je résumerais comme suit : il faut intégrer ces populations islamistes et éviter le communautarisme, ainsi que les quartiers « ghetto » qui en résultent, pour empêcher l’apparition d’une loi parallèle et conjurer la menace d’une invasion culturelle. Ca dit, en gros, que les Musulmans ne doivent pas vivre entre eux, sinon ils ne respecteront plus notre loi mais une qu’ils s’inventeront pour leur usage quotidien et qui leur servira de leitmotiv au moment où ils monteront au créneau pour renverser notre culture en faveur de la leur.

Cette volonté, aux premiers abords séduisante puisqu’elle parle d’intégrer les populations étrangères, est en réalité d’une connerie sans borne puisque quand on y regarde de plus près, elle part du principe que les immigrants sont des envahisseurs à qui il faut mettre un holà sous peine de les voir exploser notre confortable joli petit quotidien au profit de leur société qui, de toutes façons, est moins bonne que la nôtre puisque la Suisse est le dernier système réellement démocratique. L’UDC a franchi le pas et avoue, maintenant, publiquement qu’elle est xénophobe puisque si on ne fait pas des étrangers des Suisses ils détruiront le pays, même si notre culture leur doit beaucoup plus que les bombes que nous leurs envoyons.

Franchement, pourquoi  ne déclarent-ils pas publiquement la guerre à tout ce qui n’est pas estampillé du fameux générique « made in switzerland » pour que les gens sachent, réellement, sur quoi porte la votation à laquelle elles sont conviées ? oui, c’est une guerre et elle a le génocide pour objectif : on commence par limiter leur entrée dans le pays, on les empêche de s’infiltrer plus facilement (ils sont contre la naturalisation facilitée), on annihile leurs points de rendez-vous et, alors même qu’on empêchera leur descendance de devenir Suisse plus facilement, on brame qu’il faut qu’ils s’intègrent. Blocher, Freysinger et les autre lieutenants Zurichois (je ne dis pas ça contre les Zurichois, mais parce qu’il me semble que c’est, en quelques sortes, leur « chef lieu ») souhaitent exterminer les étrangers de Suisse et ils n’abandonneront pas tant que tous ces ressortissants de pays exotiques, de la France jusqu’à l’Iran, ne seront pas tous du bon côté de la frontière : dehors.

Lady Gaga me donne envie de me toucher où il faut pas

Posté dans Actualités le 11 janvier 2010 par dux2tititien

A l’heure où les politiciens se prennent pour des Rock Stars, il était temps qu’un véritable membre de cette caste stupéfiante rappelle à tous qu’il faut plus que, simplement, connaitre Johnny pour faire la une de Rolling Stone. Enfin, épouser une ancienne Top Model justifie, un peu plus, les gros titres d’un magazine de ce genre puisque les photos de couple ont toujours plus fait bander qu’une mise en scène dans un bureau Présidentiel.

La Pop musique commerciale comme Madonna et Micheal Jackson la magnifiaient était la meilleure dope légale du vingtième siècle ; je dénigre volontairement le Rock qui, bien que génialissime,  reste un exercice plus masturbatoire et par conséquent moins addictif pour beaucoup de personnes. Toutefois, bien que le nouveau millénaire nous ai gratifié de quelques morceaux mémorables avec, notamment, l’éclosion de Robbie Williams, le R’n'B a remplacé la pop dans les soirées pyjama de la majorité des adolescentes. Cette montée en puissance est, de l’avis d’un blogueur, probablement due à la quasi disparition des grandes figures Pop ainsi qu’à l’avance que les artiste R’n'B ont dans l’utilisation de la composante visuelle qui va de paire avec la musique commerciale.

Enfin, maintenant nous sommes tous sauvés !

Je ne sais pas si l’immaculée conception a encore frappé, mais Lady Gaga apparait comme le messie du vingt-et-unième siècle, envoyé pour sauver notre opium des ciseaux de Britney Spears qui risquaient d’en trancher la qualité comme ils la rendirent ridicule, du cadavre de Michael Jackson et des cessions de musculation de Madonna. Enfin, il fallait s’attendre à son apparition après Jean Baptiste AKA Gwen Stefani, mais après No Doubt elle aurait mieux occupé son temps en faisant du nu ; pas que le groupe  fut mauvais, mais précisément l’inverse.

Il a fallu plus de cinquante ans de musique moderne pour que les producteurs accouchent de Lady Gaga et même si je n’acclame pas tous ses morceaux certains me donnent carrément envie de me toucher où il faut pas. Ce n’est pas que sa musique qui prend la place du parangon Pop, mais tout ce qui concerne son personnage médiatique, de son image jusqu’à son physique ; on savait déjà que les laiderons ne percent jamais dans la pop et elle nous le grave dans le caleçon d’une érection en béton armé qu’hélas il semblera bien fade d’effacer d’un simple coup de main.

Alors que Madonna restera Madonna sans que le marché puisse émettre une quelconque objection, Lady Gaga s’adapte aux canons développés ces vingt dernières années (notamment par Madonna, je l’admets) et les exacerbe avec un sens de la mise en scène qui ridiculise la totalité des artistes qui se disputaient le marché jusqu’à son apparition. Elle peut, même, se vanter de développer une certaine idée de cosplay occidental capable d’habiller la Pop Moderne d’un accoutrement propre comme il en existe, malheureusement, aussi pour des styles musicaux moins excitants et qui valent à leurs adeptes des lancers de cailloux.

Bref, Lady Gaga est l’avenir et j’espère qu’elle sera capable de garder ce niveau d’excellence qui m’excite tant.

Conclusions esthétiques

Posté dans Actualités le 3 juin 2009 par dux2tititien

Aujourd’hui, alors que je vagabondais au centre de la ville la moins insignifiante de mon entourage géographique immédiat, mon regard s’arrêta sur l’une des réclames accrochées par le principal papier-toilette à tirage quotidien régional et je découvris que celui qui était, pour l’esprit démagogique national, le plus bel homme depuis que l’ancien avait prit un an est illettré. Me vint, incessamment, à l’esprit qu’il ne pouvait qu’être originaire de la région alémanique qui pourrit, depuis des centaines d’années, l’ozone de ma patrie d’adoption.

Le futur gigolo le plus courtisé par les chauvines, à forte tendance nationaliste, ménopausées devra engager une personne moins bête que lui pour pouvoir être informé des instructions présentes à l’arrière des boites de préservatif. La bonne nouvelle est qu’il n’aura pas trop de difficulté à trouver si il se limite aux critères que j’avance.

Comment un pays moderne par décret constitutionnel peut tolérer que le mannequin type censé représenter la compétence de ses chirurgiens plastiques soit un imbécile qui sera incapable de lire les slogans avec lesquels il partagera l’affiche?

Il n’empêche que c’est très fort; réussir à élire un analphabète dans un pays où l’école est obligatoire et gratuite pour tous depuis plus d’un siècle n’est pas à la portée de n’importe quel vendeur de produits cosmétiques. Pour un tel exploit, il faut être une sommité métrosexuelle reconnue au niveau continental et vanter régulièrement les bienfaits de la culture de l’esprit dans le culte du corps. Je suis même prêt à affirmer que rien n’aurait été possible sans la ménagère avec son doctorat en application des tablettes Milka aux abdominaux masculins soigneusement épilés par le castor. Je dois avouer que je plains le castor plus que je ne plains l’animal de compagnie de Mireille Mathieu et ça, c’est très fort.

“Je suis enceinte”

Posté dans Famille le 2 juin 2009 par dux2tititien

L’un des moments les plus importants dans la construction psychologique profonde d’un homme est celui où la femme lâche, pour la première fois, cette information profondément méchante et égoïste qui changera, à jamais, la perception des testicules par le mâle: « Je suis enceinte ».

Je suis convaincu, au plus profond de mon altruisme, qu’elles ne se rendent pas compte de ce que cela implique pour l’esprit adolescent qui sommeille, évidemment, dans chaque gonade masculine, de savoir que quand le volcan s’enflamme et s’ouvre dans autre chose qu’un mouchoir, cela peut aboutir à quelque chose de concret et qui n’aimera pas forcément qu’on continue de regarder, nu, la finale de la Champions, une bière à la main et l’autre… pas forcément libre non plus. Comment peut-on poursuivre une vie juste, équitable et accessible à tous ceux de notre niveau social en sachant qu’un ensemble disparate de cellules se multipliant plus vite qu’une Formule 1 lancée à pleine vitesse à Monza s’apprête à envahir la chambre d’amis où, jusqu’ici, on pouvait laisser sombrer le cousin germain qui est laid et pauvre mais marrant ?

C’est à peine croyable que notre société, se réclamant, pourtant, moderne, laisse des êtres sans aucun scrupule tirer une corde, préalablement passée autour du cou, afin de torturer un ange qui répand, chaque jour, le bonheur en contribuant à la consommation de masse, au réchauffement climatique et à la libre circulation de la pornographie des pays de l’Est.

J’ai envie de blâmer, mais bien fort, ceux et celles qui distillent dans le courant des idées reçues, utiles au développement humain, les bienfaits de la paternité et la joie que cela procure à ce qui était, jusque là, un être libre galopant sur la vie comme sur les fesses de sa femme. La certitude me prend, sans lubrifiant, pour me convaincre que ceci est un vaste complot divin cherchant à garder le taux d’âmes en enfer suffisamment élevé pour que Jésus puisse s’organiser une « mergueze party » pour ses 2010 ans sans, pour autant, entamer les réserves prévues pour le chauffage du bain à remous de Dieu.

Philosophie du soir au levé du petit matin

Posté dans Billevesées le 1 juin 2009 par dux2tititien

Il y a des soirs sans, des soirs où la vie semble insipide, insensée, tout simplement vaine et ridicule face aux puissances cosmiques citées en boucle par des allumés qui attendent le passage d’Edison pour l’idée géniale et révolutionnaire qui illuminera une nouvelle génération.

En de pareilles occasions, il est préférable d’avancer de deux, puis de relancer les dés et de piocher une carte (doucement pour ne pas la trouer) « Onanie du soir,  rêves au parloir » en espérant ne pas devoir le faire à deux mains, car tout le monde sait que quand on y met trop de force, on risque de se cogner le front. Oui, si le bout est plus épais c’est pour éviter aux acharnés du joystick millénaire de se mettre des pains et d’aimer ça.

Parfois, on vendrait sa chienne pour une chatte ou l’inverse, tout dépend du sens qu’on y met ou de ce qu’on veut y mettre. Cependant, malgré toutes ces contradictions il est évident qu’un être aux proportions sadomasochistes équilibrées fera tout ce qui est en son pouvoir pour améliorer sa situation, l’empirer équivalant à un sacrifice de soit trop important pour entrer en ligne de compte. Peu pensent à le maintenir égal, ce serait idiot de ne pas bouger, de ne pas risquer d’avancer et de ne pas aimer reculer (qui sait si derrière quelqu’un avance…); cependant, quand on sait ce qu’on doit mener à l’avant pour, ensuite, le ramener, il est rare qu’on stagne, surtout quand le tout est accompagné par un bon bonnet, ce qui se fait rare en ces temps où la crise économique frappe les chirurgiens esthétiques en plein cœur et les autres hommes sous la ceinture. Heureusement que certains, plus prévoyants que d’autres, ont pensé à user du septième art pour l’onanisme autre que l’intellectuel. Il faut éviter de mettre cette culture face au vent d’ailleurs, les retombés spermales ne sont pas de bel effet en public.

Heureusement que pour les impuissants ou les abrutis dépourvus d’une connexion internet, d’un magnétoscope ou d’un lecteur DVD, heureusement pour eux que l’humanité a créé, en collaboration avec l’inhumanité, des séances publiques d’érection verbale, autrement dit, heureusement que la politique, la rhétorique et le débat poussèrent Eve à la pomme et Adam dans les pommes quand ses yeux s’ouvrirent à sa nudité et qu’il vit qu’il en avait une petite comme toute créature mythologique suffisamment importante pour être représentée en hellénique. On peut m’accuser, sans demander la permission j’admets, de tout mélanger, mais j’userais de mon bras à l’honneur pour nier, car n’étant pas pieds et poings liés et n’ayant pas d’échardes dans ma langue, je peux me permettre de dire que la politique n’est, de nos jours, rien d’autre que la pornographie du pauvre, de l’impuissant et de l’idiot (quoique je ne suis pas sûr pour le premier). Non, je n’ai pas peur, la peur ça ne se voit pas dans les douches, ni les pornos d’ailleurs, la prison n’est, donc, que politique. CQFD style, quoique le savon ça existe après tout.

Oui, tout ça pour dire que l’être vivant ne cherche pas grand-chose quand on y pense, il se contente de courir après son bonheur, peu importe comment, même si, dernièrement, rares sont les films dont le niveau est inférieur à ce que la politique propose et j’en connais, pourtant, qui aiment les naines.

Ce sont des soirs comme les autres pour tout être extérieur à la dépression post-traumatique momentanée , des débuts de nuit sans aucun intérêt et qui ne présagent rien qui ne serait pas déjà arrivé ailleurs, dans une ville à l’opposé de ce qu’on ne peut pas trouver dans un patelin par exemple, question de normalité dirons-nous. Parfois ça se passe mal et on ne peut rien y faire si ce n’est recommencer en espérant un léger mieux tout en sachant, pertinemment, que ça ne s’améliorera pas, surtout si on y ajoute une boulimie, une gueule de bois ou tout autre effet nocif à court ou long terme.

Il y a des vies qui filent, cela se passe toujours entre les doigts de quelqu’un et par l’influence de quelqu’un, pourtant, n’est pas toujours instigateur le principal intéressé, puisque tout ne dépend pas d’évènements intérieurs. Parfois, on se rend compte qu’un meilleur sort peut venir avec un meilleur niveau social, que les chances de réussite ne dépendent pas seulement de l’ancienneté, mais aussi de l’utilisation que l’on donne au talent inné; des conclusions liées puisque plus on utilise les dons génétiques, plus on peut grimper haut et améliorer son destin et celui de ceux à qui on veut du bien ou de qui on veut quelque chose, plus on peut dénigrer et œuvrer contre ceux à qui on ne veut aucun bien ou qui ont refusé de nous accorder une faveur ou deux.

Le Père Parfait

Posté dans Famille le 1 juin 2009 par dux2tititien

Maintenant que Dieu a été abordé et son numéro noté par ceux qui souhaitent ajouter son nom juste après celui de la pute de l’autre soir, pour remonter le niveau de la liste, les affaires sérieuses peuvent reprendre.

Parlons du Père Parfait.

Le Père Parfait est un être de légende rarement aperçu hors des sentiers battus prévus pour la pratique du football et du vélo en famille. C’est, souvent, le chef de son propre troupeau, secondé dans sa tache par une femme qui ne répond pas, forcément, à tous les critères d’excellence, mais qu’importe, le boss a tout ce qu’il faut pour plaire et cela suffit à la stabilité de l’ensemble. Il ne prend jamais la grosse tête sinon il ne pourrait plus la couvrir de la casquette avec l’inscription mythique « World’s Greatest Dad » (marque déposé par le lobby des WGD’s, qui accapare, très souvent, les temps d’antenne lors des élections présidentielles des pays Chrétiens) qu’il exhibe fièrement dès qu’il marche, avec les siens, au milieu des êtres inférieurs qui ne se sont même pas rasés, lavés les cheveux, brossés les dents et parfumés sans, pour autant, empêcher leur épouse de s’occuper de la popote.

Le Père Parfait croit en tout ce qui est bon, juste et nécessaire à la bonne croissance de ses enfants, qu’il élève sans écouter les conseils peu avisés des psychologues n’ayant jamais pratiqué la sodomie ou très peu, les cons. Il place sa progéniture avant tout, surtout si ça ralentit la voiture qui n’aurait pas tardé à lui rouler dessus malgré le sourire parfait que ses petits reconnaissent de loin avec le soleil dans le dos, bien sûr. Sa main en titane ne quitte jamais son gant de velours, pour que discipline stricte et légère ne quitte jamais la douceur et la chaleur, sans oublier que l’acier est plus lourd et marquerait davantage la peau des chérubins.

Le Père Parfait ne boit pas pendant le travail, il préfère se faire servir chez lui, par sa femme, en tenue de barmaid les fesses à l’air, qu’il n’hésite pas à coucher sur ses genoux pour laisser son sadisme satisfaire son masochisme sous le regard ahuri d’une génération en devenir qui n’hésitera pas à essayer ces plaisirs avec celles qu’ils fréquenteront bien plus tard ou pas.

Le Père Parfait est un con comme les autres, un paumé qui ne s’en sortira pas sans quelques bonnes migraines et qui changera en pire ou en meilleur à mesure que les déceptions et les frustrations professionnelles et personnelles s’accumuleront. C’est un gars, un mec, un client potentiel pour une péripatéticienne pas trop salopée par la boue où son dernier client l’a prise en levrette pendant que le Père Parfait matait, pleurant l’époque où sa femme portait des dessous sexy sans en faire craquer les coutures. C’est un candidat au suicide, un homme comme vous et moi, mais surtout comme vous, qui se rend compte que tout va mal quand on ne se donne pas la peine d’imaginer l’instant présent au lieu de le vivre. C’est un Super Héros, un modèle pour tous ceux qui hésitent et ont peur lorsqu’apparaissent, derrière la vitre ou sous le sang, pour la première fois ces paupières fermées qui ressemblent, étonnement, à celles de sa mère, car le Père est Parfait dès qu’il se rend compte que ce petit bout de chair qu’il ne faut pas prendre par la tête est, probablement, ce qu’il y a de plus merveilleux à découvrir après une bonne fellation.

Sachez, jeunes gens, que se reproduire est une priorité et que vous êtes, probablement, sur la terre pour ça, alors il est inutile de chercher à devenir Einstein car il n’a pas eu d’enfants, le con. Donc, tant qu’à supporter des moutards, autant les imaginer comme l’un des plus beaux cadeaux de l’existence, cela rendra le biberon de cinq heurs du matin moins pénible à préparer.

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