Le Père Parfait
Maintenant que Dieu a été abordé et son numéro noté par ceux qui souhaitent ajouter son nom juste après celui de la pute de l’autre soir, pour remonter le niveau de la liste, les affaires sérieuses peuvent reprendre.
Parlons du Père Parfait.
Le Père Parfait est un être de légende rarement aperçu hors des sentiers battus prévus pour la pratique du football et du vélo en famille. C’est, souvent, le chef de son propre troupeau, secondé dans sa tache par une femme qui ne répond pas, forcément, à tous les critères d’excellence, mais qu’importe, le boss a tout ce qu’il faut pour plaire et cela suffit à la stabilité de l’ensemble. Il ne prend jamais la grosse tête sinon il ne pourrait plus la couvrir de la casquette avec l’inscription mythique « World’s Greatest Dad » (marque déposé par le lobby des WGD’s, qui accapare, très souvent, les temps d’antenne lors des élections présidentielles des pays Chrétiens) qu’il exhibe fièrement dès qu’il marche, avec les siens, au milieu des êtres inférieurs qui ne se sont même pas rasés, lavés les cheveux, brossés les dents et parfumés sans, pour autant, empêcher leur épouse de s’occuper de la popote.
Le Père Parfait croit en tout ce qui est bon, juste et nécessaire à la bonne croissance de ses enfants, qu’il élève sans écouter les conseils peu avisés des psychologues n’ayant jamais pratiqué la sodomie ou très peu, les cons. Il place sa progéniture avant tout, surtout si ça ralentit la voiture qui n’aurait pas tardé à lui rouler dessus malgré le sourire parfait que ses petits reconnaissent de loin avec le soleil dans le dos, bien sûr. Sa main en titane ne quitte jamais son gant de velours, pour que discipline stricte et légère ne quitte jamais la douceur et la chaleur, sans oublier que l’acier est plus lourd et marquerait davantage la peau des chérubins.
Le Père Parfait ne boit pas pendant le travail, il préfère se faire servir chez lui, par sa femme, en tenue de barmaid les fesses à l’air, qu’il n’hésite pas à coucher sur ses genoux pour laisser son sadisme satisfaire son masochisme sous le regard ahuri d’une génération en devenir qui n’hésitera pas à essayer ces plaisirs avec celles qu’ils fréquenteront bien plus tard ou pas.
Le Père Parfait est un con comme les autres, un paumé qui ne s’en sortira pas sans quelques bonnes migraines et qui changera en pire ou en meilleur à mesure que les déceptions et les frustrations professionnelles et personnelles s’accumuleront. C’est un gars, un mec, un client potentiel pour une péripatéticienne pas trop salopée par la boue où son dernier client l’a prise en levrette pendant que le Père Parfait matait, pleurant l’époque où sa femme portait des dessous sexy sans en faire craquer les coutures. C’est un candidat au suicide, un homme comme vous et moi, mais surtout comme vous, qui se rend compte que tout va mal quand on ne se donne pas la peine d’imaginer l’instant présent au lieu de le vivre. C’est un Super Héros, un modèle pour tous ceux qui hésitent et ont peur lorsqu’apparaissent, derrière la vitre ou sous le sang, pour la première fois ces paupières fermées qui ressemblent, étonnement, à celles de sa mère, car le Père est Parfait dès qu’il se rend compte que ce petit bout de chair qu’il ne faut pas prendre par la tête est, probablement, ce qu’il y a de plus merveilleux à découvrir après une bonne fellation.
Sachez, jeunes gens, que se reproduire est une priorité et que vous êtes, probablement, sur la terre pour ça, alors il est inutile de chercher à devenir Einstein car il n’a pas eu d’enfants, le con. Donc, tant qu’à supporter des moutards, autant les imaginer comme l’un des plus beaux cadeaux de l’existence, cela rendra le biberon de cinq heurs du matin moins pénible à préparer.
28 juin 2009 à 22:33
l’un des plus beaux cadeaux… XD j’aurais du mal! pour moi, je plus beau cadeau du monde, c’est une wii, ou un chippendale! hihihihi!!^^