Philosophie du soir au levé du petit matin

Il y a des soirs sans, des soirs où la vie semble insipide, insensée, tout simplement vaine et ridicule face aux puissances cosmiques citées en boucle par des allumés qui attendent le passage d’Edison pour l’idée géniale et révolutionnaire qui illuminera une nouvelle génération.

En de pareilles occasions, il est préférable d’avancer de deux, puis de relancer les dés et de piocher une carte (doucement pour ne pas la trouer) « Onanie du soir,  rêves au parloir » en espérant ne pas devoir le faire à deux mains, car tout le monde sait que quand on y met trop de force, on risque de se cogner le front. Oui, si le bout est plus épais c’est pour éviter aux acharnés du joystick millénaire de se mettre des pains et d’aimer ça.

Parfois, on vendrait sa chienne pour une chatte ou l’inverse, tout dépend du sens qu’on y met ou de ce qu’on veut y mettre. Cependant, malgré toutes ces contradictions il est évident qu’un être aux proportions sadomasochistes équilibrées fera tout ce qui est en son pouvoir pour améliorer sa situation, l’empirer équivalant à un sacrifice de soit trop important pour entrer en ligne de compte. Peu pensent à le maintenir égal, ce serait idiot de ne pas bouger, de ne pas risquer d’avancer et de ne pas aimer reculer (qui sait si derrière quelqu’un avance…); cependant, quand on sait ce qu’on doit mener à l’avant pour, ensuite, le ramener, il est rare qu’on stagne, surtout quand le tout est accompagné par un bon bonnet, ce qui se fait rare en ces temps où la crise économique frappe les chirurgiens esthétiques en plein cœur et les autres hommes sous la ceinture. Heureusement que certains, plus prévoyants que d’autres, ont pensé à user du septième art pour l’onanisme autre que l’intellectuel. Il faut éviter de mettre cette culture face au vent d’ailleurs, les retombés spermales ne sont pas de bel effet en public.

Heureusement que pour les impuissants ou les abrutis dépourvus d’une connexion internet, d’un magnétoscope ou d’un lecteur DVD, heureusement pour eux que l’humanité a créé, en collaboration avec l’inhumanité, des séances publiques d’érection verbale, autrement dit, heureusement que la politique, la rhétorique et le débat poussèrent Eve à la pomme et Adam dans les pommes quand ses yeux s’ouvrirent à sa nudité et qu’il vit qu’il en avait une petite comme toute créature mythologique suffisamment importante pour être représentée en hellénique. On peut m’accuser, sans demander la permission j’admets, de tout mélanger, mais j’userais de mon bras à l’honneur pour nier, car n’étant pas pieds et poings liés et n’ayant pas d’échardes dans ma langue, je peux me permettre de dire que la politique n’est, de nos jours, rien d’autre que la pornographie du pauvre, de l’impuissant et de l’idiot (quoique je ne suis pas sûr pour le premier). Non, je n’ai pas peur, la peur ça ne se voit pas dans les douches, ni les pornos d’ailleurs, la prison n’est, donc, que politique. CQFD style, quoique le savon ça existe après tout.

Oui, tout ça pour dire que l’être vivant ne cherche pas grand-chose quand on y pense, il se contente de courir après son bonheur, peu importe comment, même si, dernièrement, rares sont les films dont le niveau est inférieur à ce que la politique propose et j’en connais, pourtant, qui aiment les naines.

Ce sont des soirs comme les autres pour tout être extérieur à la dépression post-traumatique momentanée , des débuts de nuit sans aucun intérêt et qui ne présagent rien qui ne serait pas déjà arrivé ailleurs, dans une ville à l’opposé de ce qu’on ne peut pas trouver dans un patelin par exemple, question de normalité dirons-nous. Parfois ça se passe mal et on ne peut rien y faire si ce n’est recommencer en espérant un léger mieux tout en sachant, pertinemment, que ça ne s’améliorera pas, surtout si on y ajoute une boulimie, une gueule de bois ou tout autre effet nocif à court ou long terme.

Il y a des vies qui filent, cela se passe toujours entre les doigts de quelqu’un et par l’influence de quelqu’un, pourtant, n’est pas toujours instigateur le principal intéressé, puisque tout ne dépend pas d’évènements intérieurs. Parfois, on se rend compte qu’un meilleur sort peut venir avec un meilleur niveau social, que les chances de réussite ne dépendent pas seulement de l’ancienneté, mais aussi de l’utilisation que l’on donne au talent inné; des conclusions liées puisque plus on utilise les dons génétiques, plus on peut grimper haut et améliorer son destin et celui de ceux à qui on veut du bien ou de qui on veut quelque chose, plus on peut dénigrer et œuvrer contre ceux à qui on ne veut aucun bien ou qui ont refusé de nous accorder une faveur ou deux.

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