“Je suis enceinte”
L’un des moments les plus importants dans la construction psychologique profonde d’un homme est celui où la femme lâche, pour la première fois, cette information profondément méchante et égoïste qui changera, à jamais, la perception des testicules par le mâle: « Je suis enceinte ».
Je suis convaincu, au plus profond de mon altruisme, qu’elles ne se rendent pas compte de ce que cela implique pour l’esprit adolescent qui sommeille, évidemment, dans chaque gonade masculine, de savoir que quand le volcan s’enflamme et s’ouvre dans autre chose qu’un mouchoir, cela peut aboutir à quelque chose de concret et qui n’aimera pas forcément qu’on continue de regarder, nu, la finale de la Champions, une bière à la main et l’autre… pas forcément libre non plus. Comment peut-on poursuivre une vie juste, équitable et accessible à tous ceux de notre niveau social en sachant qu’un ensemble disparate de cellules se multipliant plus vite qu’une Formule 1 lancée à pleine vitesse à Monza s’apprête à envahir la chambre d’amis où, jusqu’ici, on pouvait laisser sombrer le cousin germain qui est laid et pauvre mais marrant ?
C’est à peine croyable que notre société, se réclamant, pourtant, moderne, laisse des êtres sans aucun scrupule tirer une corde, préalablement passée autour du cou, afin de torturer un ange qui répand, chaque jour, le bonheur en contribuant à la consommation de masse, au réchauffement climatique et à la libre circulation de la pornographie des pays de l’Est.
J’ai envie de blâmer, mais bien fort, ceux et celles qui distillent dans le courant des idées reçues, utiles au développement humain, les bienfaits de la paternité et la joie que cela procure à ce qui était, jusque là, un être libre galopant sur la vie comme sur les fesses de sa femme. La certitude me prend, sans lubrifiant, pour me convaincre que ceci est un vaste complot divin cherchant à garder le taux d’âmes en enfer suffisamment élevé pour que Jésus puisse s’organiser une « mergueze party » pour ses 2010 ans sans, pour autant, entamer les réserves prévues pour le chauffage du bain à remous de Dieu.
11 novembre 2009 à 23:44
haaan!! je suis… tellement… d’accord avec toi!!!!
quelle honte que celle d’être née femme… si j’avais pu choisir, jamais je n’aurais pris le camp de ces charognes égoïstes.
un enfant, c’est la meilleure façon de détruire à jamais la belle liberté que la séparation, après de longues années de patience, des parents nous a donnée… faut être maso!!
et ces gonzesses, sans égard pour le sentiment du mâle, le traîteront lui d’égoïste, s’il ose dire qu’il n’est pas prêt. c’est bien les femmes, ça!
vite, il me faut une opération de changement de sexe!
27 février 2010 à 00:21
Une question me taraude cependant ! o/
Qu’en est-il des hommes prêts à fonder une famille, avec enfants, premières couches, journée d’anniversaire et soirée pyjama party ?
:]
Et pis ma grande soeur elle attends un baybay !
\o/
6 mars 2010 à 15:10
*relis la conclusion de “Le Père Parfait”, histoire d’être sûr.*
Il me semblait bien aussi.
Enfin heureusement qu’il faut le voir comme un cadeau, n’est-ce-pas ?
Sans même parler de la rupture dans les habitudes, pense-t-on au choc imposé à un pauvre humain qui n’a presque rien fait à personne ?
Il se retrouve alors à devoir prendre le rôle d’un Père pas tout à fait Parfait. D’un seul coup, comme ça, sa vie et ses espoirs sont ruiné par ce que tous lui présentent comme le cadeau ultime. Tous, sauf ses amis avec qui il boit un rhum devant un match. Tous, même son banquier qui sait combien il va dépenser, voir peut être même emprunter pour cet enfant.
On consomme, oui. Mais les enfants le font tellement plus que nous.
Notre société l’a bien compris, la consommation, ce n’est pas encore nous. Ou pas assez.
6 mars 2010 à 22:07
Du rhum devant le match ?
Tsss, je ne sais où cataloguer un tel manque de goût entre l’hérésie alcolique et l’ignorance crue.
Le football appelle la bière comme une femme appelle un homme : avec une teinture de cheveux bien blonde le corps bien huilé.
12 mars 2010 à 02:48
Je te l’accorde dans le concept.
Si, si.
Mais j’ai un problème avec la bière. Ca doit être ma bedaine déjà arrondie, ma tendance à ne boire que du vrai alcool, ou autre chose encore. Toujours est-il que je ne la digère plus. Donc pour moi, c’est rhum ou rien.
A la limite, un autre alcool véritable peut faire l’affaire mais…
En même temps, les matchs, je les regarde en dormant à moitié, donc j’aurais peut être pu laisser mes mots et mon cas un peu plus séparés.
Surtout que je n’ai pour le moment et que Dieu m’en garde, pas le désir d’être Père.